Fans riches : quel est le sport préféré des millionnaires ?

1,3 million de millionnaires en France. Un chiffre qui bouscule les clichés et redessine la carte de leurs passions. Si l’argent ouvre bien des portes, il façonne aussi des goûts, des habitudes, et, souvent, des terrains de jeux inattendus. Derrière les chiffres, une autre compétition se joue : celle de l’influence, de la distinction, du réseau. Le sport préféré des ultra-riches n’est pas toujours celui que l’on imagine.

Derrière les portes closes des conseils d’administration ou les tours de la Silicon Valley, on découvre des fortunes qui investissent dans des disciplines surprenantes. Les codes changent, les frontières se déplacent. Désormais, le goût du sport devient un marqueur social, une manière de s’inscrire dans une sphère où l’accès reste limité à quelques privilégiés.

Pourquoi les millionnaires accordent une place particulière au sport dans leurs loisirs

Quand on observe les loisirs des personnes fortunées, la ressemblance avec le grand public ne saute pas aux yeux. Certes, le sport fait partie de leur vie, mais à une échelle toute différente. Le golf, le ski, la navigation ou la collection de voitures de luxe s’imposent comme des classiques, mais la façon de les pratiquer relève d’un autre univers : clubs privés, accès restreints, équipements hors de portée du commun des mortels. Steve Ballmer ou Bernard Arnault, figures du business mondial, ne se limitent pas à fouler les greens ou à naviguer : ils investissent, métamorphosent le sport en emblème de réussite, y trouvent une forme de pouvoir.

Un autre terrain d’expression s’ouvre à eux : les œuvres caritatives. Plus d’un sur deux (56,3 %) s’engage dans des actions philanthropiques, souvent à travers des tournois de golf ou des galas où compétition et générosité s’entremêlent. Cette implication dépasse le simple loisir : elle façonne des réseaux, sert de vitrine, tout en poursuivant d’autres passions, l’art, la mode, les voitures de prestige, le vin.

Voici les sports et activités qui occupent le devant de la scène dans ces cercles :

  • Golf et polo : véritables terrains de réseau et d’adresse stratégique
  • Navigation et voile : recherche de liberté et d’exclusivité, maîtrise de l’instant
  • Football et basketball : passion d’investisseur, enjeu d’image et de notoriété

Le sport endosse alors un autre rôle : il devient prétexte à la rencontre, cadre de discussions feutrées, espace où les enfants apprennent très tôt les codes de l’élite, du ski à l’équitation, du yacht club à la course automobile. Regardez Rob Walton ou Miriam Adelson : pour ces milliardaires, les loisirs s’entrelacent avec la transmission, la politique, l’art de vivre. Ici, chaque activité reflète une vision du monde, une façon de marquer son territoire.

Quels sports séduisent vraiment les ultra-riches aujourd’hui ?

Le golf garde une longueur d’avance. Plus qu’un sport, il incarne un rituel social, un espace où l’on négocie, où chaque swing se mêle à la discussion d’affaires. L’accès à certains clubs privés reste l’apanage d’une poignée de membres triés sur le volet. Le polo n’est pas en reste, perpétuant une tradition d’élitisme international. Les tournois de Windsor à l’Argentine affichent des investissements vertigineux : chevaux d’exception, infrastructures, logistique impressionnante.

Le football, malgré ses 4,5 milliards de fans et ses 75 milliards de dollars de revenus annuels, attire surtout par la propriété de clubs. Steve Ballmer (Los Angeles Clippers), Rob Walton (Denver Broncos), Bernard Arnault (Paris FC) injectent des millions, voire des milliards, dans ces équipes, bien plus qu’un simple loisir, un symbole de puissance. Les ligues américaines, NBA ou NFL, voient la valeur de leurs franchises bondir, les fortunes de leurs propriétaires croître de 16 % en un an.

Le basketball bénéficie d’une dynamique mondiale et de revenus colossaux (15 milliards de dollars), mais l’exclusivité s’exprime pleinement dans la voile ou les sports mécaniques. Posséder un yacht sur-mesure ou une écurie de Formule 1 exige des moyens et une organisation hors-normes. Dans ces paddocks et marinas, se croisent influenceurs, investisseurs, oligarques, le sport devient alors une scène, plus encore qu’un terrain de compétition.

Voici les disciplines qui concentrent l’essentiel des passions et des ambitions :

  • Golf et polo : réseau, prestige, discrétion
  • Sports mécaniques et voile : recherche technologique, innovation, démonstration de richesse
  • Football et basketball : passion d’investisseur, affirmation d’une image

Portraits et anecdotes : quand la passion sportive devient un art de vivre chez les fortunés

Dans les loges VIP ou sur les parcours privés, la passion pour le sport devient le prolongement de la réussite. Steve Ballmer, ancien patron de Microsoft, règne sur les Los Angeles Clippers : 118 milliards de dollars, un enthousiasme sans filtre en tribune, mais aussi une logique d’investisseur aguerri. Rob Walton, héritier de Walmart, a acquis les Denver Broncos pour 4,65 milliards de dollars, le football américain devient pour lui un outil d’influence, bien plus qu’un simple divertissement.

Bernard Arnault, figure de la haute couture, a misé sur le Paris FC, tandis que François Pinault veille sur le Stade Rennais FC, cultivant discrétion et ambition européenne. Nassef Sawiris, industriel égyptien, façonne l’avenir d’Aston Villa FC avec patience et méthode. Tous importent dans le sport leurs réflexes d’entrepreneurs : gestion affûtée, réseaux puissants, vision à long terme.

Quelques anecdotes révèlent la singularité de ces modes de vie. Mark Zuckerberg, patron de Meta, ne court jamais seul : ses footings sont encadrés par une équipe de sécurité, reflet d’un quotidien où même l’exercice physique s’entoure de précautions. Donald Trump, entre deux rendez-vous politiques, perfectionne son swing sur les parcours écossais, transformant le golf en scène diplomatique. Miriam Adelson, milliardaire américaine, s’engage dans les Dallas Mavericks, marquant l’irruption croissante des femmes dans la propriété sportive.

Ces exemples illustrent la diversité des motivations et des usages :

  • Allier stratégie et prestige dans l’investissement sportif
  • Cultiver la passion, l’image, et élargir son influence par le sport

Groupe de femmes et hommes jouant au tennis en VIP

S’inspirer des loisirs des milliardaires pour enrichir son propre quotidien

Dans la vie de ces milliardaires, la lecture occupe une place à part. Bill Gates lit près de 50 livres par an, Warren Buffet a longtemps dévoré 500 pages par jour. Elon Musk, lui, pioche dans les manuels techniques et la science-fiction pour nourrir sa réflexion. La lecture se transforme en discipline, en rituel, propulsant la curiosité au cœur du succès.

La philanthropie s’impose aussi comme une pratique régulière. Qu’il s’agisse de Bill Gates, Warren Buffet ou Michael Bloomberg, tous multiplient les dons et les engagements caritatifs. Cette implication façonne leur quotidien, rythmé par des réunions, des visites, des projets à impact. Donner, investir dans l’humain, façonne leur rapport au monde autant que leur patrimoine.

Mais les plaisirs ne s’arrêtent pas là. L’art, la mode, le vin, les voitures de collection ou la navigation attirent leur attention et leurs investissements. Même l’exercice physique reste une constante, qu’il s’agisse du jogging de Bill Gates ou d’une compétition de voile privée.

On retrouve ici des tendances marquantes :

  • Lecture intensive pour stimuler l’esprit et la réflexion
  • Engagement philanthropique, moteur d’action et de rencontres
  • Goût pour l’art, les expériences rares et singulières

Ce panorama offre une vision singulière de la réussite : derrière les chiffres, c’est un art du temps libre qui se dessine, où le désir de savoir, de transmettre et d’affirmer sa différence façonne chaque instant. Un rappel que, même au sommet, c’est la manière d’occuper ses loisirs qui distingue vraiment.